Je n’ai pas participé aux derniers vœux de la Municipalité.
Non que je ne me désintéresse de la vie municipale, ou des
projets de la municipalité.
La cérémonie des vœux est un moment rituel dans la vie d’une
commune, et malgré un caractère parfois théâtral, demeure un temps
institutionnel important
Ce vendredi 15 janvier, j’ai préféré néanmoins privilégier une
autre réunion. Celle-ci se déroulait à Virieu sur Bourbre, à l’initiative de la
municipalité et du CCAS et avait comme objet l’accueil des migrants (je préfère
d’ailleurs utiliser le terme de réfugiés).
A l’initiative du Collectif créé à cette occasion à la Tour
du Pin, des démarches ont été effectuées auprès des services de l’Etat pour accueillir
une ou plusieurs familles de réfugiés.
Cette réunion a permis de clarifier un certain nombre de
points et de récolter de nombreuses réponses :
- Où ses familles seront-elles accueillies ? Le collectif a d’ores et déjà pris des contacts et tout est prêt pour pouvoir accueillir ces réfugiés sur le secteur de La Tour du Pin/ Virieu Vallée de la Bourbre. Ce territoire dispose en effet de l’avantage indéniable d’être bien desservi par les Transports en commun, notamment ferroviaires
- Quel type de famille ? Il s’agira exclusivement de réfugiés bénéficiant du droit d’asile, dont principalement en provenance des pays en guerre que sont la Syrie, l’Irak ou l’Erythrée
- Quand vont-ils arriver ? C’est la grande inconnue . Les services de l’Etat informeront les territoires d’accueil des arrivées prochaines. Les familles proviendront certainement soit des centres d’accueil installés aux frontières de l’Europe (Grèce, Turquie) soit d’autres pays de l’Union européenne, soit des CADA (Centre d'Accueil des demandeurs d'asile) existants
- Comment les aider ? Si le Collectif a déjà trouvé une ou plusieurs solutions d’hébergement, les besoins sont multiples : aide à l’alphabétisation, accompagnement dans les formalités, recherche d’un emploi, mais aussi tout simplement intégration et lien social .
J’ai, lors d’un précédent Conseil municipal, personnellement
abordé cette question des réfugiés. Malgré les inquiétudes et les peurs,
souvent irrationnelles, les bonnes volontés ne manqueront pas, j’en suis
persuadé, pour accompagner ces familles qui ont traversé une grande partie de
l’Europe et de l’Asie, simplement pour échapper aux bombes et à la guerre. Je
n’en connais aucun qui a fait ce trajet de gaîté de cœur. L’exil est toujours
un déracinement.
Parce que je crois à une République qui accueille, qui
intègre, qui défends les Droits de l’homme et de l’Humanité, je ne pouvais
rester indifférent à cet enjeu.
Cela me semble justifier, que, pour une première fois en plus de 10
ans, je n’assiste pas à la cérémonie des vœux …
Frédéric
GEHIN
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